PL 23Sanction

Loi visant principalement à mieux accompagner les personnes dont l’état mental pourrait représenter un risque pour leur propre sécurité ou celle d’autrui

Présenté par: Sonia Bélanger43ᵉ législature, 2ᵉ sessionType: Public du gouvernement

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En bref

Ce projet de loi réforme le cadre applicable aux personnes présentant une altération de leur état mental, notamment les règles relatives au transport contre leur gré, à la garde temporaire, aux évaluations psychiatriques et aux recours. Il crée aussi des directives psychiatriques anticipées, des mécanismes de concertation entre intervenants et une section de l’intégrité de la personne au Tribunal administratif du Québec.

Résumé détaillé

Le projet de loi remplace le titre de la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (chapitre P-38.001) par celui de Loi sur la protection des personnes présentant une altération de leur état mental. Cette loi vise désormais la protection de la santé et de la sécurité des personnes dans une situation où il existe un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, tout en prévoyant des mécanismes de consultation et de concertation et des directives psychiatriques anticipées.

Le projet de loi remplace notamment le critère de « danger grave et immédiat » par celui d’une situation où il existe un danger, défini par des conditions liées à une atteinte grave, à un risque raisonnablement prévisible ou à une détérioration importante de l’état mental. La garde temporaire décidée par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée peut durer au plus 48 heures lorsque l’autorisation du tribunal ne peut être obtenue en temps utile. Un agent de la paix peut aussi amener une personne contre son gré à la demande d’un intervenant formé d’un service d’aide en situation de crise, selon des conditions déterminées. Santé Québec doit élaborer la formation de ces intervenants.

Les processus d’action concertée réunissent au moins deux intervenants désignés d’organismes différents. Le consentement de la personne est généralement requis, sous réserve de deux situations prévues par la loi. Le ministre doit conclure une entente-cadre nationale prévoyant notamment des principes directeurs et des comités de gouvernance. Une personne majeure apte vivant avec un trouble mental peut énoncer des directives psychiatriques anticipées concernant certains soins; le ministre doit maintenir un registre à cette fin.

Le projet de loi confie exclusivement au Tribunal administratif du Québec, dans sa nouvelle section de l’intégrité de la personne, les demandes d’autorisation de soins et de garde en établissement ainsi que certains recours. L’aide juridique gratuite est accordée en première instance pour ces services. Il modifie aussi le Code civil du Québec, le Code de procédure civile, la Loi sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux, la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité, la Loi visant à favoriser la protection des personnes à l’égard d’une activité impliquant des armes à feu et la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit et les Naskapis, ainsi que trois règlements.

Des protocoles institutionnels doivent encadrer la garde et la prise en charge des personnes amenées contre leur gré, leurs droits, l’implication des proches et leur sortie sécuritaire. Des vérifications d’absence d’empêchement sont prévues pour certains membres du personnel et certaines personnes liées à des ressources hébergeant des enfants vulnérables. Les dispositions entrent en vigueur aux dates fixées par le gouvernement, avec des règles transitoires pour les gardes et les demandes déjà engagées.

Texte original

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Cheminement législatif

  1. Présentation24 mars 2026
  2. Consultations particulières3 juin 2026
  3. Adoption du principe4 juin 2026
  4. Dépôt du rapport de commission - Consultation4 juin 2026
  5. Étude détaillée en commission11 juin 2026
  6. Dépôt du rapport de commission - Étude détaillée12 juin 2026
  7. Prise en considération du rapport de commission12 juin 2026
  8. Adoption12 juin 2026
  9. Sanction12 juin 2026

Débats récents

  1. — Sanction
  2. — Étude détaillée en commission
  3. — Dépôt du rapport de commission - Consultation
  4. — Consultations particulières
  5. — Présentation

Source officielle: assnat.qc.ca

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